
Comme le rapporte Actu.fr, les deux restaurateurs ont transformé ce bâtiment de 430 m² en une maison d'hôtes baptisée « La Grande Maison », où l'on dort dans l'ancien dortoir et dîne dans l'ancien réfectoire. Un projet à découvrir pour qui aime les adresses où le bâti raconte une histoire.
Le bâti reprend la parole
Ce qui frappe, en parcourant ce projet, c'est la manière dont les volumes d'origine ont été respectés. La salle de classe est devenue le salon des hôtes, le réfectoire la cuisine, et l'ancien appartement du directeur l'espace privé des propriétaires. À l'étage, le dortoir de l'école — quatre chambres — a été conservé pour accueillir les visiteurs, et les sanitaires des élèves gardent même leur sol d'époque.
Le chantier a duré un an. Les propriétaires confient avoir eu « un coup de cœur » malgré l'état du bâtiment, squatté et laissé à l'abandon depuis deux décennies. Ils ont assumé une volonté forte: « On avait envie que la couleur s'exprime, parce que c'était notre maison, celle dans laquelle on allait vivre. » Le résultat se veut coloré, généreux, sans recherche d'un cachet muséographique. C'est précisément ce parti pris qui rend l'adresse séduisante pour des voyageurs en quête de quelque chose de vivant plutôt que de parfaitement léché.
Une table d'hôtes sans horaire figé
Paul et Philippe sont restaurateurs de métier depuis plus de cinquante-cinq ans, et cela se sent dans la façon dont ils reçoivent. Pas de menu arrêté, pas de planning rigide: on mange sur demande, à deux comme à vingt, pour un anniversaire, une cousinade ou un simple dîner en semaine. « On est disponibles à peu près tout le temps et tous les jours », résument-ils.
La table d'hôtes est d'ailleurs devenue l'une des signatures de La Grande Maison, au point que la mairie leur a attribué une licence restaurant « par malentendu » lors de la déclaration. Pour qui voyage en couple ou en petit comité, c'est un atout concret: on n'a pas à caler son itinéraire sur des services imposés.
Ce qu'il faut vérifier avant de réserver
Quelques points méritent d'être confirmés directement auprès des hôtes, la source disponible n'épuisant pas toutes les informations pratiques:
- Les dates d'ouverture effectives et la période d'accueil, le bâtiment n'ayant pas vocation à tourner toute l'année à pleine capacité.
- Le nombre exact de chambres disponibles et la configuration des sanitaires, les sanitaires d'origine ayant été conservés — un détail charmant mais à anticiper si vous voyagez avec des enfants ou des personnes à mobilité réduite.
- Le tarif de la table d'hôtes et les conditions pour privatiser la maison, notamment pour les groupes.
- L'accessibilité depuis les principaux axes touristiques, Boussès étant un petit village du Lot-et-Garonne, loin des circuits les plus fréquentés.
Pour le reste, l'adresse coche les cases qui nous intéressent: un bâti porteur de sens, des hôtes qui exercent leur métier depuis longtemps, et une flexibilité rare dans l'accueil. Une raison suffisante pour garder « La Grande Maison » dans vos cartons, le temps d'un week-end au calme.